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La zone de Chtouka Aït Baha est connue par le développement d’une agriculture performante et moderne dont notamment le maraîchage. Elle assure l’essentiel des exportations nationales des primeurs. Les agriculteurs de la région sont parmi les plus performants avec une haute technicité et une conduite très contrôlée des cultures.

En effet, la part de Souss-Massa dans les exportations de tomates dépasse les 90% depuis plusieurs années. Le succès économique de la zone de Chtouka est cependant menacé du fait d’une surexploitation de la nappe souterraine.

Les effets de cette surexploitation sont très inquiétants avec un déficit de la nappe qui ne cesse de s’accentuer et atteint actuellement 90 Mm 3 /an, laissant ainsi le champ libre à l’avancée des eaux marines dans l’aquifère, un phénomène qui risque de mettre en péril l’agriculture irriguée dans la zone en plus des conséquences potentiellement désastreuses sur la nappe et l’environnement.

Devant cette situation et face à l’impossibilité d’alimenter cette zone par des eaux de surface de plus en plus rares, le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts s’est engagé dans un ambitieux projet d’irrigation à partir du dessalement de l’eau de mer pour sauvegarder l’agriculture irriguée dans cette zone de Chtouka et pour éviter la dégradation alarmante des ressources en eaux souterraines.

Le projet consiste en la mobilisation des ressources en eaux non conventionnelles pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la ville d’Agadir et pour l’irrigation de la plaine de Chtouka. Il prend la forme d’un Partenariat Public Privé (PPP) pour un investissement de 4 milliards de dirhams pour les deux composantes : eau potable qui devrait bénéficier à 800 000 habitants et irrigation sur une superficie de 15 000 ha touchant près de 1 500 exploitations.

Après la publication du décret de sauvegarde de la nappe de Chtouka et l’achèvement des études d’exécution et travaux topographiques, une campagne de souscription des bénéficiaires du projet d’irrigation a été lancée. De leur côté, les travaux de construction de l’unité de dessalement et du réseau d’irrigation sont en cours de réalisation. Outre la préservation de la nappe phréatique de la zone de Chtouka qui accuse un déficit de près de 90 millions de m 3 par an, ce projet devrait permettre d’éviter à l’horizon 2035, la perte de près de 9 milliards de DH en valeur ajoutée et 3 milliards DH en capital. Cette dernière devrait être améliorée, tout en préservant plus de 1 million d’emplois et de précieux marchés d’exportation.

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