Ministère de l'Agriculture et de la Pêche Maritime

Une stratégie pour l’économie et la valorisation de l’eau :

Face à la situation difficile des ressources hydriques qui ne cesse de s’aggraver, l’économie d’eau est désormais un axe incontournable de la nouvelle politique de l’eau du Maroc. Dans ce contexte, le département de l’Agriculture a élaboré une stratégie pour l’économie d’eau et sa valorisation en agriculture irriguée. Cette stratégie considère l’amélioration du revenu agricole comme une condition sine qua none pour sa réussite. Elle se base sur l’amélioration du service de l’eau d’irrigation, le renforcement et l’adaptation du système de financement et d’incitation à l’économie d’eau, l’amélioration de l’aval agricole sous tous ses aspects (organisation, partenariat, contrats de cultures, etc.), et le développement d’un conseil de proximité en matière de conception des systèmes d’irrigation économes d’eau et d’appui à l’amélioration de la productivité. L’objectif ultime étant une gestion conservatoire et durable des ressources en eau limitées, la durabilité de l’agriculture irriguée et le renforcement de son rôle stratégique dans la sécurité alimentaire du pays. Cette stratégie s’articule autour des grands axes d’intervention suivants :

  • La modernisation de l’agriculture irriguée en à travers le développement de l’irrigation localisée à grande échelle par le biais de reconversion des techniques d’irrigation existantes et à efficience limitée, notamment le gravitaire.
    L’objectif fixé est d’équiper en irrigation localisée près de 50% de la superficie totale aménagée au niveau national. Pour cela, le Programme National d’Economie d’Eau en Irrigation (PNEEI) s’inscrit dans les mesures transverses du Plan Maroc Vert. Il vise en effet à atténuer la contrainte hydrique, considérée comme le principal facteur limitant à l’amélioration de la productivité agricole. Ce programme consiste en une conversion massive de l’irrigation de surface et par aspersion à l’irrigation localisée, sur une superficie de près de 550.000 ha pendant une période de 10 ans ; soit un rythme d’équipement moyen de près de 55.000 ha/an.
  • La valorisation des ressources en eau mobilisées par les barrages à travers la résorption du décalage entre les superficies dominées par les barrages réalisés et les superficies équipées qui s’établit à 108.440 ha. Ce gap d’équipement est principalement situé dans le bassin du Sebou.
  • Le renforcement de la maintenance et de réhabilitation des réseaux d’irrigation des périmètres collectifs pour assurer un meilleur service de l’eau et la pérennité des équipements.
  • La réforme institutionnelle du secteur de l’irrigation, notamment de la grande irrigation, afin d’améliorer sa compétitivité et ses performances et de valoriser au mieux l’eau, et ce à travers l’encouragement de partenariat public-privé pour la gestion des périmètres collectifs d’irrigation.
  • La poursuite des efforts visant la promotion de la gestion participative de l’irrigation, notamment dans les périmètres de PMH, pour impliquer et responsabiliser les usagers dans la gestion des réseaux d’irrigation et la valorisation de l’eau.

Guide de l'irrigation localisée de l'agriculteur

18/07/2014

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