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Développement rural

Stratégie nationale

Un développement inclusif et durable du monde rural est une nécessité pour améliorer les conditions de vie des populations rurales. C’est ainsi que la Déclaration Gouvernementale de janvier 2012 a relevé la nécessité de revoir l’approche de développement de l’espace rural et des zones de montagne.

Avec son ancrage dans le milieu rural, le ministère ne ménage pas les efforts dans ce domaine. Il est chargé de proposer la politique gouvernementale en matière de développement rural et de veiller à sa mise en œuvre. Une Stratégie Nationale de Développement de l’Espace Rural et des Zones de Montagne (SNDERZM) a été ainsi élaborée en concertation avec les départements ministériels concernés. Il s’agit d’une approche globale et coordonnée pensée en faveur de l’élément humain et des différentes activités et dynamiques locales. Elle vise à mieux valoriser les ressources spécifiques des territoires ruraux et fragiles (zones de montagne, oasis et de l’Arganier) tout en y renforçant les infrastructures et services de base.

Gouvernance

Le cadre stratégique du Développement de l’Espace Rural et des Zones de Montagne est fixé par une Commission Interministérielle Permanente (CIPDERZM) et une Commission Nationale (CNDERZM). Sa déclinaison est réalisée à travers les 12 Commissions régionales qui élaborent des plans d’action annuels et coordonnent avec les services techniques des départements ministériels et établissements publics concernés pour la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation sur le terrain.

Lors de sa session de juillet 2015, la Commission Interministérielle Permanente de Développement de l’Espace Rural et des Zones Montagneuses (CIPDERZM) a revu et renforcé le dispositif institutionnel et de gouvernance de la stratégie nationale qui s’articule autour de trois volets. Le premier a trait à la mise à niveau sociale à travers la généralisation de l’accès aux services de base et infrastructures socioéconomiques, structuré essentiellement autour du Programme de Réduction des Disparités Territoriales et Sociales (PRDTS). Un deuxième volet porte sur les projets intégrés et territorialisés à caractère économique ou environnemental. Quant au troisième axe, il concerne des projets structurants de désenclavement, de renforcement de l’attractivité des pôles urbains et des stations touristiques et énergétiques.

Déploiement

Des outils d'accompagnement de la mise en œuvre des projets ont été élaborés. Il s’agit en l’occurrence d’un manuel de procédures couvrant la planification des projets via des plans d'action annuels ainsi qu’un système d’information pour standardiser la formulation des besoins identifiés (via des projets types codifiés), piloter l’exécution des projets, suivre les réalisations physiques et financières et aider à la prise de décision. La dynamique enclenchée a permis de développer d’autres mécanismes de gestion pour ne citer que la définition des potentiels des territoires et l’élaboration d’une cartographie des risques ou encore l’ingénierie des projets et leur montage financier à travers l’identification des partenaires potentiels nationaux comme internationaux.

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Réduction des disparités territoriales et sociales

Un programme pour démocratiser l’accès aux infrastructures et services sociaux de base

Fer de lance du dispositif institutionnel de gouvernance de cette stratégie nationale, le Programme de Réduction des Disparités Territoriales et Sociales (PRDTS) vise la réduction des gaps territoriaux en matière d’infrastructure de désenclavement et d’accès aux services sociaux de base. Il a été élaboré en application des Hautes Instructions Royales, objet du Discours du Trône de 2015, pour établir un plan d’action intégré, fondé sur le partenariat entre les différents départements ministériels et les institutions concernées, pour financer des projets d’infrastructures dans les communes et régions enclavées, et de définir un échéancier précis pour leur mise en œuvre.

Financement

S’étalant sur la période 2017-2023, ce programme couvrant les 12 régions du Royaume prévoit un investissement public global de 50 milliards de dirhams. Un montant pris en charge à hauteur de 23,3 milliards de dirhams par le Fonds pour le Développement Rural et les Zones de Montagne (FDRZM). Les conseils régionaux apportent de leur côté 20 milliards de dirhams, tandis que l’INDH et l’ONEE contribuent avec 4 et 2,56 milliards de dirhams respectivement.

Depuis son élaboration et sa mise en œuvre, l’ambitieux programme a bénéficié d’appuis budgétaires dans le cadre de la coopération avec les partenaires internationaux tels que les Fonds Arabes notamment le Fonds Saoudien pour le Développement, le Fonds des Emirats Arabes Unis, ainsi que d’un premier appui de l’Union Européenne qui est en cours de déploiement pour la période 2019-2023.

Objectifs

Le programme vise à répondre aux besoins de la population rurale et à améliorer sa qualité de vie. Cela passe d’abord par le désenclavement des communes rurales dans toutes les zones fragiles notamment en zones de montagne par la construction des routes, pistes et ouvrages de franchissement. Dans ce sens, il est prévu la construction de 22 000 km de routes et pistes rurales avec quelque 180 ouvrages d’art en plus de 8 000 km de routes rurales à aménager et réhabiliter.

L’amélioration de l’accès des populations de ces zones fragiles aux services de base est un autre axe d’intervention de ce programme qui a déjà identifié des milliers de projets dans plusieurs domaines.

  • Au niveau de l’éducation, il couvre la construction de 114 établissements scolaires, 3 296 salles de classe, 57 bibliothèques rurales, 81 Dars Taleb et 803 logements de fonction. A cela s’ajoute l’acquisition de 554 unités de transport scolaire.
  •  Pour la santé pas moins de 182 centres de santé, 167 maisons d’accouchement et 81 Dars Oumouma sont à construire en plus de 442 logements de fonction à aménager. Au programme aussi, l’acquisition de 396 ambulances et 447 unités médicales mobiles.
  • Côté alimentation en eau potable, le réseau sera étendu sur 668 km et 244 branchements individuels seront installés en plus du creusement de 9 511 points d’eau et l'entretien de 60 réseaux d'AEP.
  • En matière d’électrification, 123 villages devront être électrifiés et 103 accès d’électrification publique sont prévus ainsi que 632 accès à l’électrification individuelle.

Ces interventions permettront à travers le programme de créer les conditions nécessaires au renforcement et à la diversification des potentiels économiques des zones rurales et montagneuses.

Réalisations & Impacts

Pour le volet spécifique du désenclavement, les projets mis en œuvre dans ce cadre et plus particulièrement à travers l’intervention du Département ministériel, ont eu plusieurs impacts positifs. Grace aux projets de construction et de réhabilitation de routes et de pistes rurales, l’amélioration de l’accès aux services de base a permis de gagner 5 points de taux de scolarisation pour atteindre 77%. Le nombre de fréquentation des établissements de santé s’est amélioré en passant de 8,4 à 9,8 visites. Le nombre de jours de coupure des routes s’est réduit de moitié en passant de 24,5 jours à 12,2 jours seulement en 2019. En plus, quelque 27.541 emplois ont été créés et la proportion des ménages pratiquant l’agriculture a augmenté.

Indicateurs clés

8 641 Km


Routes et pistes 

( construites entretenues ou réhabilitées )

432


infrastructure de Santé

( constructions reconstructions ou réhabilitations )

647


Acquisitions d’équipements médicaux

1 507


Infrastructure d’Educationon

( constructions reconstructions ou réhabilitations )

393


Acquisitions d’équipements de moyens de transport scolaires

11 421


Opérations d’alimentation en eau potable

489


Villages électrifiés

644 km


Extension du réseau électrique

Success-Story

Quand les douars de Tazarine deviennent accessibles…

Il y a plus de chances d’avoir entendu parler du parc national de Tazeka au sud de Taza que de la commune territoriale de Tazarine avec sa population de 2 623 habitants (2014). Une grande partie des douars de ce territoire étaient jusqu’à ces dernières années accessibles uniquement à dos de mulet ou à bord d’un tracteur. L’aménagement d’une piste rurale, dans le cadre de l’intervention du ministère en matière de désenclavement, a ouvert l’accessibilité à tout type de véhicules tout en réduisant significativement le temps de trajet et le coût du transport dans la zone concernée. Le prix de location d’une camionnette a été divisé par deux (de 500 à 250 dirhams) et le supplément payé pour acheminer les engrais s’est réduit de près de 25% (90 dirhams/q). Désormais tous les douars de la zone sont reliés et les habitants peuvent se déplacer pour un coût de 20 dirhams - contre 50 dirhams auparavant – pour rejoindre le chef-lieu de la commune et accéder à des services de base comme le dispensaire.

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